Que faire en cas d’entorse de la cheville ?

On juin 3, 2016 by Emma

Chaque jour, près de 6000 Français consultent pour une entorse de la cheville. Ce chiffre mirobolant indique que personne n’est à l’abri de cette mésaventure ! Que ce soit en marchant tranquillement dans la rue ou en faisant un effort sportif, l’entorse de la cheville peut arriver à n’importe qui quelque soit sa condition physique.

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Comment reconnaitre un entorse de la cheville?

La cheville est l’articulation la plus propice à l’entorse en raison de sa fragilité. En effet, une entorse de la cheville est un traumatisme des ligaments qui se caractérise par une vive douleur locale, une difficulté à marcher correctement, voir un gonflement (un bleu peut éventuellement apparaitre par après). Elle se produit en général après une torsion du pied et certaines situations peuvent être propices aux entorses : sport de contact (football, rugby, ski…), la marche sur une surface irrégulière ou glissante, porter des talons hauts, être en surpoids et chez les personnes âgées (les réflexes sont moins rapides en vieillissant). Plusieurs degrés peuvent être assimilés à l’entorse : une douleur légère à moyenne jusqu’ une perte de la mobilité du membre (ne plus pouvoir poser le pied par terre), un craquement, ou une douleur très intense jusqu’à l’évanouissement. Il est alors impératif de se rendre directement chez un médecin ou à l’hôpital pour soigner la blessure et éventuellement se faire plâtrer.

Utiliser la méthode RGCE

Durant les 3 premiers jours suivant l’entorse, il est important d’utiliser la méthode RGCE :

  • Repos : Il faut éviter de bouger la cheville le plus possible et se reposer au maximum. Si besoin est, utiliser des béquilles afin de ne pas poser le membre au sol.
  • Glace : Rapidement, appliquer de la glace, une poche thermique froide (Actipoche par exemple) ou une bombe de froid afin de diminuer le gonflement (pour une durée de 10 minutes environ). En effet, cela va réduire l’inflammation et resserrer les vaisseaux sanguins. Cette opération doit être répétée environ toutes les 2 heures.
  • Compression : A l’aide d’un bandage, envelopper l’entorse en serrant correctement (ni trop peu ni trop fort). Il est aussi possible d’appliquer une compresse imbibée de gel anti-inflammatoire tel que Flector Tissugel.
  • Élévation : Elle favorise le retour du sang dans les veines et permet de limiter l’inflammation de la zone. L’idéal est de placer de temps à autres, la cheville au dessus du niveau du cœur.

Lors de petite douleur, il est possible de n’utiliser qu’un gel anti-inflammatoire comme Voltarenactigo 1%. de manière locale sur l’entorse (en l’appliquant de bonne manière sans effectuer de massage car cela peut accroitre la douleur) ou plus hautement dosé avec Voltaren Actigo 2%. Mais il est également possible d’utiliser en complément de la RGCE des médicaments anti-douleurs (comme de le Doliprane ou l’Efferalgan) pour aider à soulager la douleur. Il est important de rappeler que la réaction inflammatoire est tout à fait normale car elle fait partie du processus de guérison des tissus endommagés.

Que faire après ?

Une fois le traitement adéquat recommandé, le médecin traitant pourra indiquer le délai pour la reprise de l’activité professionnelle ou sportive. Concernant le travail, le médecin peut prescrire un arrêt de travail en fonction de la gravité de l’entorse, du moyen de transport pour se rendre à son travail ainsi que de la nature de l’activité professionnelle. Pour le sport, l’arrêt peut être de 3 semaines à 3 mois selon la gravité de l’entorse. Afin de prévenir d’éventuelles récidives d’entorses, il est primordial de s’échauffer avant toute pratique sportive, de porter des chaussures adéquates au sport et de se reposer si la fatigue se fait trop ressentir.

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